Déambuler parmi les sculptures de Stéphanie Pothier est source d'interrogation et de méditation. L'artiste a recours à la puissance des archétypes qui forment des sortes de dépôts dans le psychisme pour persister de génération en génération. Grâce à des figures telles que le sorcier ou encore la sentinelle, elle exprime " la volonté de distiller un message… une liberté soufflée par nos ancêtres ". Installées dans la nature, les sentinelles aux formes stylisées et épurées semblent s'élever du sol pour veiller sur un territoire et un peuple oublié. D'un aspect très lisse, elles portent parfois quelques couleurs, des résidus de vert et de rouge dus à l'effet du temps qui polit leur surface. A l'extrême, la sentinelle se transforme en statue ithyphallique qui, outre sa portée sexuelle, est symbole de force et de pouvoir. Face à cette puissance incarnée, l'homme voué à l'inconstance et à la mobilité est humble, parfois affublé de matériaux de récupération dont on ne perçoit pas toujours l'origine. " Les hommes debout " ont un aspect qui défie la morphologie et semblent plonger dans un songe peuplé d'animaux aux allures pataudes, des bestioles rigolotes qui signalent un grain de malice dans la création de l'artiste. L'invention avec Antoine Beraud du Kaox, un composite minéral et végétal, montre la ressource créative de l'artiste marquée par des êtres insolites.
Véronique Pérriol Galerie Arcima
(Paris)

 


Inspiration multiple
Ce sont les matèriaux...on est trés prés du surréalisme...légèreté impressionante des structures de métal, quelque chose de ludique qui frappe et séduit. Diversité d'inspiration d'ensemble ?
De la magie... Bravo...
Jacques Ducriat (écrivain)


Grenoble Novembre 2006

A déambuler parmi les oeuvres de Stéphanie Pothier, rassemblées pour l'occasion à la galerie l'Etranger, la question du sens, à nous immanquablement se pose. Sens entendu ici simplement comme une orientation dans le parcours : Y aurait -il un début antécédent la fin, un avant suivi d'un après ? Plus précisément, quel fil rouge pourrait relier les figures baroques qui constituent cet étrange bestiaire aux blocs taillés de pierre blanche, d'une facture en apparence plus classique ?

Ce n'est qu'à répéter le circuit qu'une amorce de réponse à ce semblant d'énigme surgit. Nul n'est besoin d'établir une hiérarchie parmi ces créations, toutes disent à leur manière un monde où les créatures prolifèrent. Toutes participent d'un même élan pour apprivoiser une variété de matériaux dans une multitude de formes. Ou plutôt elles sont autant de témoins des voies diverses qui existent pour user des libertés et des contraintes propres à chaque matière.

Certes un temps d'approche est requis avant l'attaque de la pierre même, afin d'évider la masse, de la trouer, de l'arrondir, qu'elle donne l'impression de respirer.
On peut dés lors songer que l'artiste s'est patiemment initiée à l'art de la métamorphose en procédant à l'assemblage des objets les plus humbles récupérés ici ou là dans une démarche où l'humour n'est guère absent.

A cette série appartiennent quelques figures cocasses, mi-volatiles, mi-anthropoïdes qui déclenchent quelques émotions paradoxales : ainsi peut-on rire de ces animaux patauds qui peinent à s'envoler ou s'angoisser à l'idée que nous sommes, à l'instar de ces bestioles, rivés ou cloués définitivement à la terre, incapables du moindre essor.
Dans ses plus récentes production, Stéphanie Pothier fait preuve d'un savoir lentement müri , qui semble s'étayer d'une certaine grâce. Ainsi se résout cette apparente contradiction entre la dureté et l'inertie de la pierre et l'aspect léger, voire aérien du résultat final.

On s'autorisera ici ce point de vue tout à fait subjectif : il y a dans ces sculptures d'une nouvelle facture comme une rémanence, peut être inconsciente de l'univers antique, dans des représentations évoquant Cérès ou Minerve. Comme si sagesse et fécondité venaient tempérer la turbulence inhérente aux formes initiales.

Octobre 2006
Laurent Henrichs

Ecrivain Philosophe


Ahmm..., Stéphanie
Quel bel endroit que tous ces mondes qui se catapultent de matières en rondeurs. Figé c'est moi qui le suis, natures mortes qui resonnent...
Je t'aime pour ce que tu fais. Thierry


Mai 2006
Prix du sénat pour la sculpture
"Les Confidences"


2005
Lunéville avec François Ruaud

François Ruaud à rencontré une jeune sculpteur, elle maîtrise de façon surprenante l'art du recyclage.
Mais elle a aussi donné naissance à une drole de petite bête rigolote en diable.
Connaissez-vous le Grignole du Var ? non ?
Alors rendez -vous à la chapelle du château d'Adoménil, pour le rencontrer en brochette, au barbecue, en barquette sous vide, ou dans son nichoir d'amour. IS (journaliste)


2004

Stéphanie Pothier effectue un travail de création à partir de matériaux récupérés qu'elle renouvelle complètement : elle les découpe finement, nettoie, lisse, redonne une forme, peint, vernit. Ces matériaux sont liés à des éléments en céramique qu'elle fabrique, des têtes sorties de son imagination.
Toutes les étapes de sa création sont effectuées avec soin, méticuleusement contrôlées.
Au final, ses créations évoquent des êtres imaginaires dans un style qui ne manque pas de légèreté.
Catherine Panichi (galerie Mabillon
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